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Manger de la viande du paléolithique à nos jours

L'alimentation dans l'histoire à travers le prisme de la consommation de la viande. Où l'on en apprend autant sur le contenu de l'assiette que sur l'évolution des sociétés. Entretien avec Florent Quellier.
Mari-Gwenn Carichon
Publié le 16/11/2022

Dans son roman primé par le prix Goncourt, Les racines du ciel, Romain Gary voit dans la consommation de la viande, un instinct vital plus puissant que l’instinct sexuel : « Besoin de viande – la besoin ancestral de viande de l’homme africain et l’homme tout court…c’était un rêve, une nostalgie, une aspiration de tous les instants – un cri physiologique de l’organisme plus puissant que l’instinct sexuel. La viande ! c’était l’aspiration la plus ancienne, la plus réelle, et la plus universelle de l’humanité ». Si de nos jours, les pays occidentaux tendent vers une alimentation de moins en moins carnée – et ce pour diverses raisons : sanitaires, écologiques, économiques, idéologiques, religieuses – qu’en était-il des sociétés qui les ont précédées ? La viande a-t-elle toujours été un aliment à part ? Était-elle un élément de distinction sociale ? Sa consommation résulte-t-elle d’un besoin vital ? 

L’invité : Florent Quellier est professeur d’histoire moderne à l’Université d’Angers, spécialisé dans l’histoire des cultures et de l’alimentation a dirigé une Histoire de l’alimentation chez Belin. 

 




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