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Antonin Carême : la révolution de palais

Antonin Carême invente de nouveaux mets, allège les recettes, les transmet. Qui est l’homme derrière la carrière ? Qui sont ses clients et ses admirateurs ? Y-at-il un avant et un après Antonin Carême dans l’art culinaire français ?
Mari-Gwenn Carichon
Publié le 10/02/2022

Vitrine d’un savoir-faire et d’un savoir-être, la gastronomie française se veut ouverte sur le monde, authentique mais surtout excellente. Crée en France en 1883, une académie culinaire distingue les meilleurs chefs. Sur les médailles qu’on offre aux membres est gravée l’effigie du prince des cuisiniers : Antonin Carême. Né à la fin de l’Ancien Régime, abandonné par ses parents, rien le destinait à une brillante carrière. Et pourtant, le jeune cuisinier s’illustre très vite comme l’un des meilleurs chefs de son temps : il régale les plus belles tables de l’Europe et révolutionne l’art culinaire et l’art de la table. Antonin Carême invente de nouveaux mets, allège les recettes, mais surtout, il les transmet, les écrit les publie. Qui est l’homme derrière la carrière ? Qui sont ses clients et ses admirateurs ? Peut-on dire qu’il y a un avant et un après Antonin Carême dans l’art culinaire français ?

L’invité : Ancienne élève de l’ENS, Marie-Pierre Rey est professeur des universités (Panthéon-Sorbonne), spécialiste de l’histoire russe et soviétique (1814. Un tsar à Paris (Paris, Flammarion, 2014), Alexandre Ier (Paris, Flammarion, 2009 et 2013, primé par l’Académie des sciences morales et politiques, publié en anglais chez NIUP en 2012 et en russe chez ROSSPEN en 2013)). Sa dernière biographie, Le premier des chefs, l’exceptionnel destin d’Antonin Carême (Flammarion, 388 pages, 2021, 24,90 €) est un livre très éclairant sur l’histoire de la gastronomie et de la diplomatie du XIXème siècle.

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