“Finis Austriae” | Mort d’un Empire (1914-1919)

 

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Dans le cadre du programme de Première et de Terminale, l’Autriche possède une place particulière: après avoir vu la semaine passée L’Autriche face à la Révolution (1790-1848), nous abordons ici La fin de l’Empire d’Autriche d’Autriche-Hongrie (1914-1919). Auteur d’une Histoire de l’Autriche, Hélène de Lauzun, répond aux questions suivantes. Un entretien avec Christophe Dickès.

  1. Est-ce que le système d’alliances de la Triplice est naturel à l’Autriche ?
  2. Quelle est la nature du conflit entre Autriche et Russie et qu’est-ce qui permet d’éviter le conflit ouvert jusqu’en 1914 ?
  3. L’Autriche porte-t-elle une responsabilité dans le déclenchement du conflit de 1914 ?
  4. On connaît peu Charles de Habsbourg qui succède à François Joseph après s amort le 21 novembre 1916. Qui est-il ?
  5. Charles souhaite-t-il la paix en 1917?
  6. Existe-t-il de la part de la France et des Britanniques un sentiment anti austro-hongrois ?
  7. Est-ce que les forces intérieures contre l’Empire, forces centrifuges, sont inéluctables ?
  8. Que décide le Traité de Saint-Germain? La restauration était-elle possible ?
  9. Le régime pouvait-il être seul responsable et exonérer en conséquence la population autrichienne ?

Notre invitée: Ancienne élève de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, major de l’agrégation d’histoire, docteur en histoire contemporaine, Hélène de Lauzun est spécialiste de l’histoire de l’Autriche, et plus précisément de ses relations avec la France. Elle enseigne à l’EPP et à l’ICES. Elle vient de publier aux éditions Perrin une Histoire de l’Autriche (440 pages, 24€).


One Comment

  1. Christophe Denizot

    Bonjour,
    Une bonne émission mais un peu trop sommaire sur un tel sujet qui plus est si complexe ce que relève bien votre invitée qui analyse fort bien les situations et le rôle des différents acteurs. L’invocation de François Fejtö m’a fait plaisir car j’appréciais ce journaliste/historien franco-hongrois même si son livre “requiem pour un empire défunt” défend une thèse qui ne fait pas l’unanimité. Pour comprendre les mentalités de cette période en France on peut se reporter aux textes d’Ernest Denis (mort il y a tout juste 100 ans) qui se fait le relais de Benes et Masaryk après leur arrivée en France en 1915 (à travers un journal comme “la nation tchèque” qui paraît alors à Paris) Pour les travaux modernes citons aussi les excellents ouvrages ou articles de Bernard Michel, Jean Bérenger, Catherine Horel, Antoine Marès ou Jean-Paul Bled sur la fin de l’Autriche-Hongrie. Et j’ai une tendresse particulière pour Victor-Lucien Tapié “le” spécialiste français de l’Autriche-Hongrie dans les années 1950-1970. Son manuel “monarchies et peuples du Danube” reste pour moi la meilleure introduction à ces questions 50 ans après sa parution. Une réédition avec une bibliographie à jour (par Mme de Lauzun par exemple) serait une bonne idée. Certes les Alliés ont soutenu les nationalistes tchèques, slovaques, croates, slovènes qui vont réclamer l’indépendance de leur nation en 1918-1919 mais le ver était tout de même dans le fruit . Le refus des Hongrois d’accepter le tripartisme avant 1914 a suscité la colère des Slaves. Ceux-ci ont été “patriotes” pendant la guerre malgré tout, cela a été bien dit avec finalement peu de désertion parmi eux mais d’un autre côté il existait des légions de combattants tchèques ou slovaques en France ou en Russie. Malgré ses qualités bien décrites par Mme de Lauzun, Charles 1er ne pourra rien faire pour sauver son empire vaincu sur les champs de bataille et qui implose de l’intérieur à cette occasion.
    A bientôt
    CD

     

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