Ariès ou l’historien du dimanche

 

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L’émission “Pourquoi tant d’Histoire” s’arrête aujourd’hui sur l’oeuvre d’un homme qui se qualifiait lui-même d’historien du dimanche: Philippe Ariès. Spécialiste de l’histoire des mentalités, originaire d’un milieu maurrassien, il s’impose pourtant dans le milieu universitaire comme une référence pour ses travaux sur la mort et l’enfance. Guillaume Gros, spécialiste de son oeuvre, a sélectionné une série de ses principaux articles parue aux Editions du Cerf. Cette édition inédite se divise en deux parties. La première, « Rajeunir l’histoire », rassemble des textes de Philippe Ariès à propos des civilisations, où il évoque les religions depuis l’Antiquité jusqu’à la Révolution, la Méditerranée, Byzance, l’Afrique du Nord, l’histoire des Parisiens au xixe siècle ou encore le syndicalisme français. L’occasion pour l’historien de dessiner des portraits savoureux de Charlemagne, Charles Quint, Machiavel, Louis XIII et même Marc Bloch. La seconde partie, « Cheminements », permet de comprendre les origines de ses théories en redécouvrant trois thèmes essentiels de ses travaux : l’égo-histoire, où il revient sur sa vocation, la place de l’enfant dans la famille, et enfin le rapport de nos sociétés à la mort. Interrogé par Christophe Dickès, Guillaume Gros présente ici sa vie et son oeuvre.

Notre invité: Professeur d’histoire-géographie dans le secondaire et chercheur associé au laboratoire Framespa (Toulouse 2), Guillaume Gros a consacré une partie des quinze dernières années à l’étude de la vie et de l’oeuvre de Philippe Ariès. Il est l’auteur aux PU du Septentrion du livre Philippe Ariès, un traditionaliste non-conformiste. Il vient d’éditer une sélection d’article aux éditions du Cerf intitulées: Philippe Ariès, Pages retrouvées (304 pages, 24€). Il anime enfin un blog sur Philippe Ariès.

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