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Quand la France entre en révolution…

L’acte de naissance du monde nouveau prend sa source dans un évènement, le serment du jeu de paume, que David voulait fixer. « On n’ouvre jamais la porte d’un monde nouveau, sans que celle-ci ne grince un peu » pense E. de Waresquiel.
Mari-Gwenn Carichon
Publié le 06/07/2021

Peu d’œuvre d’art sont aussi populaires que Le serment du jeu de paume du peintre Jacques-Louis David. Géniale quoiqu’inachevée, cette peinture est avant tout un monument d’histoire qui a illustré pour beaucoup d’écoliers la Révolution française et son commencement. Cette toile incite ceux qui l’admirent à épouser l’unanimité, l’enthousiasme, l’indivisibilité du groupe qui compose la tableau. La Révolution Française semble naître dans la concorde. L’acte de naissance du monde nouveau, prend sa source dans un évènement que David voulait fixer.  « On n’ouvre jamais la porte d’un monde nouveau, sans que celle-ci ne grince un peu » pense Emmanuel de Waresquiel. Quelles sont les raisons politiques et idéologiques qui font que la toile légendaire soit restée inachevée ? Pourquoi un serment dans cette salle du jeu de paume ? Pour Emmanuel de Waresquiel, ce serment est l’un des trois moments fondateurs de la Révolution française, qui s’est jouée en sept jours. Il est reçu par Mari-Gwenn Carichon.

L’invitéEmmanuel de Waresquiel est historien de renom, spécialiste du début du XVIIIème XIXème siècle, de la fin de l’Ancien Régime, de la Restauration et de l’Empire, professeur à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes. Son livre Sept jour, 17-23 juin 1789. La France entre en révolution est parue en septembre dernier chez Tallandier (480 pages, 22,9 euros). Il vient de publier un essai historique chez le même éditeur : Tout est calme, seules les agitations travaillent (256 pages, 17, 9 euros).


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