Aller au contenu

Le fils adoptif méconnu de Napoléon

Eugène de Beauharnais fut le seul de la famille impériale à répondre parfaitement à l’idéal napoléonien de fusion sociale et d’intégration européenne. Très populaire, il laisse une image associant le sérieux de l’homme d’État et la bravoure du soldat français.
Mari-Gwenn Carichon
Publié le 08/03/2021

On méconnaît ou on mésestime la rôle et la place d’une figure qui a évolué dans l’ombre de Napoléon Bonaparte : Eugène de Beauharnais. « Au Milieu de tous ces personnages étranges qu’avait fait éclore la révolution, et en qui l’esprit d’aventure, l’ambition la plus illimitée, l’ignorance de tous les principes se trouvaient trop souvent uni a de grands talents à une rare énergie et au plus héroïque courage, Eugène se faisait remarquer par une intelligence froide et calme, par une bravoure égale et chevaleresque, supérieure peut être dans son principe a l’impétuosité brillante et irréfléchie de tel de ses compagnons d’armes, par le goût de la règle, le sentiment du devoir enfin par une disposition constante à se contenter de la situation qu’il occupait sans aspirer à de nouveaux agrandissements. » (Louis de Viel Castel en 1861). Rien ne prédestinait Eugène de Beauharnais, né à la fin de l’Ancien Régime, à devenir le fils adoptif d’un empereur. Il aura fallu une révolution, la mort de son père, le remariage de sa mère et l’affection de Napoléon. Il y a quelque chose de balzacien dans son parcours et pourtant la citation va à l’encontre de l’idée d’opportunisme qu’aurait pu cultiver le fils adoptif de l’empereur. Qui était-il vraiment ? Son rôle auprès de Napoléon fut-il autre que celui de l’ami fidèle ? Quelle politique a-t-il mise en place en tant que vice roi d’Italie ? Quelle attitude choisit-il après le divorce de sa mère ? Mari-Gwenn Carichon reçoit Michel Kerautret.

L’auteur Michel Kerautret est historien spécialiste de la période napoléonienne. Il a également dirigé le service le service des comptes rendus de l’Assemblée nationale. Il vient de publier une biographie d’Eugène de Beauharnais (Tallandier, 23.9 €, 400 pages).


Nous écouter