Le christianisme et les femmes dans l’Histoire.

 

« Femmes, soyez soumises à vos maris ! » Le mot de saint Paul dans sa lettre aux Éphésiens résonne à nos oreilles comme le symbole d’un christianisme patriarcal. Plaçant la femme à un niveau inférieur, il fait aussi de l’apôtre des gentils une sorte de misogyne, à la source d’une Église elle-même machiste, plaçant la femme dans un rôle secondaire tout au long de son histoire. Spécialistes de la condition féminine à l’époque médiévale et moderne, Laurence Moulinier et Agnès Walch reviennent sur la réalité du rôle des femmes dans les sociétés et institutions chrétiennes. Le Moyen Âge a-t-il affirmé que les femmes n’avaient pas d’âme ? Quelle était la nature de leurs droits ? Et quel rôle, au fond, le christianisme a-t-il joué dans l’émancipation des femmes ? Cinquième opus de 7 rendez-vous de 52 minutes enregistré dans le cadre du partenariat entre KTO TV et Storiavoce. Emission présentée par Christophe Dickès.

Nos invitées : Agnès Walch est spécialisée dans l’histoire du couple, du mariage et de la famille, de la Renaissance jusqu’à nos jours. Professeur d’histoire moderne à l’université d’Artois, elle est l’auteur de plusieurs ouvrages dont une Histoire du couple en France, de la Renaissance à nos jours, (Ouest-France, 2003), Où va le mariage ? (Fayard, 2013), et avec Scarlett Beauvalet, Le Couple dans l’espace européen depuis le xvie siècle, Histoire, économie et société, Paris, 2e trimestre 2002.. Laurence Moulinier est professeur à l’université Lyon 2. En novembre 2008, elle a soutenu à l’École Pratique des Hautes Études (IVe Section), une HDR intitulée « Entre vision et prévision : savoirs sur la nature et discours sur le corps en Occident XIIe-XVe siècle » dont le garant était Danielle Jacquart ; outre l’édition du traité Cause et cure, le dossier comprenait un recueil d’articles intitulé Hildegarde de Bingen, la sagesse de Dieu et le savoir d’une femme, un autre baptisé Éléments d‘histoire du corps et de la médecine, et un mémoire proposant une édition du De urina non visa, sous le titre de « Autour de Guillaume l’Anglais, Recherches sur l’urosocopie médiévale ».

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