La révolution de l’écrit au Moyen Âge

 

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Dans ce nouveau volet de nos [Cours d’Histoire] nous recevons l’historien Paul Bertrand qui évoque ici la place de l’écrit dans la société du bas Moyen Âge. Il est l’auteur du livre Les écritures ordinaires qui présentent les interactions entre écrit et société médiévale durant le long XIIIe siècle. Essai autant que synthèse, ce livre original s’appuie sur une documentation richement illustrée et commentée. Il se propose de dégager les grandes lignes d’un moment clé de la révolution documentaire qui transforme le Moyen Âge, par des analyses codicologiques, diplomatiques et paléographiques. De plus en plus investis de valeur juridique, les documents du XIIIe siècle deviennent aussi bien des instruments porteurs d’autorité que des écrits ordinaires, dégagés des formalismes, affranchis des cadres structurels diplomatiques, des normes et des règles. Cette masse grouillante d’écritures jette un éclairage nouveau sur la foule d’hommes et de femmes qui s’en emparent. Dans cette première émission, Paul Bertrand décrit la Révolution de l’écrit. La semaine prochaine, il présentera les hommes de l’écrit et la place de la lecture dans la société médiévale. Paul Bertrand est l’invité de Christophe Dickès.

L’invité: Paul Bertrand a été directeur adjoint de l’Institut de recherche et d’histoire des textes, CNRS. Il est Professeur en histoire médiévale à l’Université catholique de Louvain. Il s’intéresse aux cultures graphiques et textuelles médiévales, en ce qu’elles révèlent les rythmes, les dynamiques et les constantes sociales et culturelles. Paul Bertrand mène des recherches en histoire médiévale, du xe au xve siècle, en empruntant de nombreux axes. Son cœur de recherches actuel s’organise autour de l’histoire des cultures graphiques médiévales (appelée aussi, de manière plus restrictive, histoire de la scripturalité ou histoire des pratiques de l’écrit), dans une perspective à la fois d’histoire sociale, matérielle et d’histoire comparée. Il a initié ce courant de recherche dédié à l’histoire des documents d’archives en tant qu’acteurs de l’histoire et non plus seulement en tant que sources, dès sa thèse en 1998. Spécialiste de diplomatique, il a notamment étudié récemment Les écritures ordinaires (Publications de la Sorbonne, 440 pages, 32€) qui font la spécificité des XIIIe et XIVe siècles européens.


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