1917: l’année qui a changé le monde

 

En histoire, il est un mot que l’on retrouve régulièrement dans les études , un mot quasi incontournable, comme une sorte de leitmotiv, il s’agit de celui de « transition ». Afin de désigner le passage d’une époque à une autre, d’une situation à une autre, on l’utilise très aisément, peut-être trop facilement dans le but évident de souligner l’importance du sujet que l’on traite. Or, on le sait, toutes  les périodes historiques sont par définition des périodes de transition. Il peut certes y avoir des stagnations, on peut rencontrer des immobilismes mais notre monde change: il progresse parfois, il régresse aussi car notre histoire, celle du monde, celle de notre pays, est faite de renaissances et de décadences, de périodes fastes mais aussi de tragique. On sait que Tocqueville considérait la Révolution française non pas comme une rupture mais comme un événement dans la continuité de l’absolutisation de la monarchie. Autre continuité, bien plus loin dans le temps, celle du christianisme avant et après la conversion de l’empereur Constantin au début du IVe siècle. Là aussi, il s’agit de privilégier une approche longue plutôt qu’une idée de rupture, d’un monde d’avant et d’un monde d’après. En effet, dans l’histoire européenne, les ruptures sont rares. Il y a naturellement des exceptions et, aux temps contemporains, la meilleure me semble être l’année 1917. Jean-Christophe Buisson nous le rappelle dans un ouvrage complet et d’une grande richesse iconographique: 1917: l’année qui a changé le monde. CD.

Réf: Jean-Christophe Buisson, 1917: l’année qui a changé le monde, Perrin, 400 pages, 24.90€.

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