Aux origines de Barbarossa

 

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Nous sommes le 18 décembre 1940. En cette fin d’année, alors que la France a capitulé depuis six mois, Hitler signe la directive Barbarossa. Ultra-secrète, cette dernière n’est tirée qu’à seulement neuf exemplaires. Elle sera décisive dans l’histoire de la Deuxième Guerre mondiale  puisque, de quelque façon que l’on considère le problème, l’échec de l’opération va enlever à l’Allemagne toute chance de victoire dans le conflit mondial. Storiavoce vous propose de comprendre au cours de deux émissions un des événements les plus importants du XXe siècle. Dans un premier temps, nous démêlerons les origines de cette opération. En effet, ce serait une erreur que d’isoler l’opération Barbarossa en dehors de son contexte historique, de ne pas plonger dans les origines politiques et diplomatiques, idéologiques mais aussi historiques de cet affrontement entre la Russie soviétique et l’Allemagne nazie. Ensuite, au cours d’une deuxième émission, nous nous arrêterons sur la dimension absolue et totale, de ce conflit… Nous naviguerons d’un camp à l’autre et verrons aussi comment cette dimension absolue porte en elle au fond l’échec de l’Allemagne et la victoire russe. Avec Lasha Otkhmezuri, Jean Lopez est l’auteur d’une monographie magistrale intitulée Barbarossa 1941, La Guerre absolue. Il est interrogé par Christophe Dickès.

L’invité: Jean Lopez, directeur de la rédaction de Guerres et Histoire, s’est signalé par une série d’ouvrages revisitant le front germano-soviétique dont, avec Lasha Otkhmezuri, une biographie de Joukov unanimement saluée (Tempus). Il a en outre codirigé, avec Olivier Wieviorka, Les Mythes de la Seconde Guerre mondiale (Perrin) et, toujours chez le même éditeur, avec Nicolas Aubin, Vincent Bernard et Nicolas Guillerat, l’Infographie de la Seconde Guerre mondiale.  Avec Lasha Otkhmezuri, Jean Lopez est l’auteur d’une monographie magistrale intitulée Barbarossa 1941, La Guerre absolue (Passés/Composés, 957 pages, 31€).

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One Comment

  1. DES AFFIRMATIONS TRÈS DISCUTABLES

    Jean Lopez rend un hommage appuyé au livre Der Feind steht im Osten de Rolf-Dieter Müller https://www.christoph-links-verlag.de/index.cfm?view=3… , paru en 2012. L’auteur, et Lopez à sa suite, présentent un Hitler longtemps désireux de faire de la Pologne un “vassal” dans une croisade commune contre l’URSS et détourné provisoirement de son tropisme vers l’est par la mauvaise volonté polonaise. Elle l’aurait conduit à guerroyer d’abord contre ce pays au risque d’une déclaration de guerre franco-anglaise, qui se matérialisa comme on sait et aurait, donc, retardé d’un à deux ans l’attaque contre l’URSS.
    Ce Hitler a certes “des obsessions” mais mènerait, d’après Lopez, sa politique étrangère avec “le plus parfait opportunisme”. Aucune trace ici de son désir viscéral d’écraser la France avant l’URSS, ni de ses talents de manipulateur, particulièrement vis-à-vis des dirigeants de Varsovie, de Londres et de Paris. Sans oublier le dictateur moscovite, acculé à un pacte par la peur de se retrouver seul face à l’orage. Staline serait simplement allé au “mieux disant”, puisque les Occidentaux ne lui offraient que l’honneur de défendre en commun la Pologne face à Hitler, tandis que ce dernier lui offrait les Etats baltes, la Finlande, l’Est polonais et la Bessarabie.
    Ce n’était en fait que le pourboire de la corruption, et Staline, qui certes, dans l’absolu, aspirait à recouvrer ces anciennes possessions tsaristes, ne pensait sans doute pas que le moment et le donateur étaient des mieux choisis !

     

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