Tibère, l’immobilisme dans l’ombre d’Auguste

 

Tibère n’est pas resté dans la postérité comme le prototype du bon prince. Dans l’ombre d’Auguste, il laisse l’image d’un tyran sanguinaire. Sans le juger ni le réhabiliter, l’historien Emmanuel Lyasse lui consacre une belle biographie aux éditions Tallandier.

Né pendant la guerre civile, Tibère est issu d’une grande famille romaine. Par le jeu des mariages et des alliances, il s’impose peu à peu comme le successeur d’Auguste. Personnage paradoxal, il a vécu son règne dans l’ombre du fondateur du principat : “Tibère a un problème, Auguste. Auguste le condamne à être le second.” Certes Tibère ne fut ni un bâtisseur ni un conquérant mais il fut un continuateur : en effet, il faut porter à son crédit d’avoir perpétué la monarchie et les institutions qui mirent fin à la guerre civile. Le maître mot de son règne est celui d’immobilisme mais, paradoxalement, l’immobilisme permet d’« affermir la monarchie, [de] prendre du recul par rapport aux usages de l’ancien régime. On comprend donc que [sa politique institutionnelle] n’ait pas contribué à sa popularité auprès d’un public résigné au gouvernement d’un seul, mais attaché aux anciennes traditions. »

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  • Cette émission a été mise en ligne avec l’aimable autorisation de Canal Académie: lien.
  • Livre disponible chez son éditeur, Tallandier: lien.

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