Qui était Grigori Efimovitch Raspoutine ?

 

Le 1er janvier 1917, le corps de Grigori Raspoutine est retrouvé dans les glaces de la Petite Neva, à Petrograd. L’homme avait été assassiné l’avant-veille, attiré dans un guet-apens par le cousin du tsar Nicolas II, le grand duc Dimitri Pavlovitch, et le prince richissime Ioussoupov. Assassiné par balle, Raspoutine vivait encore quand il fut jeté dans les eaux glacées du fleuve. C’était là la fin d’un fin mythe et le début d’un autre, d’une légende aussi sombre qu’étrange. Qui était Grigori Efimovicth Raspoutine ?  Certains biographes estiment qu’il eut un rôle clé dans l’histoire contemporaine de la Russie impériale, quand d’autres, au contraire, l’ignorent superbement ou le jugent comme un phénomène simplement anecdotique. Objet d’adulation, craint certainement, détesté par beaucoup, sujet central de bien des rumeurs… Fut-il voleur et accapareur  ou religieux au pouvoir thaumaturge ? Alcoolique obsédé par les aventures sexuelles ou conseiller exemplaire d’un prince face à la menace révolutionnaire ? Storiavoce avec l’historien Alexandre Sumpf,  vous propose de démêler l’écheveau complexe non seulement de cette personnalité mais aussi de cette vaste Russie qui, pour nous Occidentaux, nous semble bien loin. CD.

Réf: Alexandre Sumpf, Raspoutine, Perrin, 380 pages, 23€.

  • Alexandre Sumpf sur le site de son éditeur.
  • Une recension du livre La Grande Guerre oubliée de Sumpf dans Les Cahiers du Monde russe.: “L’ouvrage d’Alexandre Sumpf est un livre important car, basé en grande partie sur un travail en archives et nombre de sources primaires, il propose une vue générale de l’expérience de la Grande Guerre en Russie, qu’il est l’un des premiers à replacer dans l’historiographie occidentale du conflit, tout ou au moins dans l’historiographie de langue française.”
  • Une recension de Révolutions russes au cinéma.

One Comment

  1. Je trouve un jugement un peu excessif sur l’armée russe. Celle-ci a dû se battre à la fois contre l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie tandis que la France et la Grande-Bretagne ont eu bien des difficultés. D’ailleurs, l’armée russe a balayé les troupes austro-hongroises. Dans ces conditions, je ne crois pas que la formation de nos généraux aient été si moderne. La Russie s’est juste trouvée confrontée à la plus formidable armée de l’époque (tout au moins, au début du conflit). De toute façon, les conceptions de tous les belligérants étaient alors surannées, je ne crois pas que le cas de la Russie était si exceptionnel. Français, Allemands, et Britanniques ont eux aussi lancé des offensives coûteuses en homme. Son économie ne lui permit pas de faire face à un tel conflit. Car au fond, ce sont moins les conceptions stratégiques qui ont primé que la puissance industrielle des belligérants.

     

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