La Guerre des Russes blancs (1917-1920)

 

Pour écouter l’émission, appuyez sur la touche “Ecouter” ci-dessous ou téléchargez le fichier audio en cliquant sur l’icône “Télécharger” à droite du player (flèche vers le bas).  L’émission est aussi disponible en bas de page sur Youtube.

Dans le cadre du centenaire de 1917, Storiavoce vous propose une émission sur un aspect méconnu de la Révolution russe: la Guerre des Russes blancs. Notre perception des événements de notre histoire est le plus souvent biaisée par le simple fait que nous connaissons précisément la fin de… l’histoire. Nous savons que Lénine puis Staline triomphent. Nous savons que l’Armée rouge va constituer la grande force rivale des Etats-Unis pendant la Guerre froide. Pourtant, aux origines, la victoire du bolchevisme n’était pas une évidence. L’histoire, sans tomber dans l’uchronie, aurai pu être différente. En effet, face à la révolution d’Octobre, une armée s’est levé, une armée de volontaire: l’armée des Russes blancs. Qui étaient les chefs de cette armée? Comment recrutait-elle ses soldats? Quelles étaient ses idées, ses victoires et ses défaites aux quatre coins de l’immense Russie? Et pourquoi cette armée a t’elle échoué? Comment les Blancs ont-ils pu perdre une guerre dont ils s’étaient vu tant de fois les vainqueurs? Autant de questions auxquelles Jean-Jacques Marie répond au cours d’un entretien avec Christophe Dickès.

L’invité du jour: Agrégé de lettres classiques, licencié d’histoire et diplômé de russe, Jean-Jacques Marie est spécialiste de la Russie et notamment de l’Union soviétique et de l’idéologie communiste. Il a publié chez Tallandier la Guerre des Russes Blancs 1917-1920, mais aussi chez Texto Histoire de la Guerre civile russe 1917-1922, L’Antisémitisme en Russie de Catherine II à Poutine. Il a aussi été l’auteur d’une biographie de Trostky (Payot) et de Staline (Fayard).

Attention, la vidéo ci-dessous est une reprise de l’enregistrement audio. l’image est donc fixe.

One Comment

  1. Une bien riche présentation de ces événements si peu connus chez nous. J’ai été spécialement intéressé par les commentaires faits sur les rapports entre les “Blancs” et la paysannerie car l’idée souvent domine que celle-ci aurait été viscéralement attachée au régime impérial. L’auteur explique bien que ce n’était pas le cas et pourquoi. Peut-ce cependant cette analyse aurait-elle été nuancée si la question religieuse avait été mise dans la balance, avec les intérêts suscités pour la possession nouvelle de la terre.

    A propos de ces événements, vous avez indiqué que l’Espagne, en particulier, n’était pas intervenue bien qu’elle ne soit pas sortie d’une guerre, à la différence des autres pays (Angleterre, France, USA, etc.). C’est vrai pour la guerre de 14, assurément, à laquelle elle n’a pas participé. Néanmoins, indépendamment du fait que l’Espagne n’avait plus les moyens d’intervenir où que ce soit, il faut rappeler l’immense traumatisme qu’a été durablement pour elle, et sans doute jusqu’aux déchirements des années 1930, le désastre cuisant de la guerre de Cuba de 1898 [mois de 20 ans plus tôt !] contre les américains, qui l’a plongée dans de profonds troubles intérieurs [sociaux, politiques, intellectuels]. Ce traumatisme colonial humiliant ne pouvait certainement pas l’incliner à tenter désormais l’aventure si loin de ses frontières.

     

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *